Après une pause nécessaire, je suis heureuse de te retrouver pour une nouvelle mini-série : Reprise en douceur.
Parce que parfois, ralentir n’est pas un choix, mais une invitation. Une invitation à se poser, à s’écouter, à se reconnecter à ce qui fait vraiment sens.
Dans ce premier épisode, je t’ouvre une fenêtre sur ce temps suspendu que j’ai traversé, où le silence et la créativité ont doucement dessiné la voie du retour à moi.
Ralentir pour mieux (re)créer
Il y a des pauses qui ne se choisissent pas.
Des moments où le corps dit stop avant même que l’on ait eu le temps de comprendre pourquoi.
C’est exactement ce qui m’est arrivé ces derniers mois.
J’ai dû m’arrêter.
Tout mettre sur pause.
Le mot était brutal : cancer.
Et même si je choisis ici de ne pas en faire le centre de mon récit, il fait partie de cette trame invisible qui a tout changé.
Il m’a obligée à ralentir, à écouter, à faire le tri entre ce qui compte et ce qui ne m’appartient plus.
J’ai quitté les écrans, ralenti ma production, mis ma créativité entre parenthèses…
Non pas parce qu’elle m’avait quittée, mais parce que j’avais besoin de me retrouver, en silence.
Il y a eu des jours gris, où je ne savais plus par où commencer.
Où je doutais de tout.
Et d’autres plus doux, où une lumière discrète me rappelait pourquoi je crée.
Petit à petit, j’ai compris que cette pause n’était pas une fin.
C’était une transition.
Une re-naissance.
💛 Mon rituel pour revenir à moi
Dans cette période floue, j’ai eu besoin de recréer du lien avec moi-même.
De revenir à des gestes simples. À une forme de douceur.
Alors j’ai repris un petit rituel que j’adore :
mes collages du matin.
Chaque jour, je pioche quelques images, morceaux de papier, mots, textures dans ma boîte à trésors. Je colle, je joue, je m’écoute.
Juste 10 à 15 minutes.
Sans objectif. Sans pression. Juste pour respirer.
Ce petit geste m’ancre. Il me remet dans mon corps, dans mes émotions.
Il ne cherche pas à produire quelque chose. Il me permet juste de revenir à moi.
C’est là que mon self-love se recharge. C’est là que ma créativité retrouve son flow.
J’ai rempli des carnets sans les montrer, testé des matières sans attente, griffonné sans filtre.
Pas pour faire joli.
Pas pour « partager ».
Juste pour me reconnecter à ce qui m’anime vraiment.
C’est dans ce silence créatif que j’ai retrouvé mon essence.
Plus brute. Plus libre. Plus moi.
Et aujourd’hui, je reviens.
Pas en courant.
Pas avec fracas.
Mais sur la pointe des pieds, avec un cœur rempli de nuances nouvelles.
Avec des idées qui prennent leur temps.
Des projets qui mijotent doucement.
Et une envie profonde de recréer autrement.